L'Arpenteur est un exercice de style. Un défouloir.
J'avais cru faire le malin en créant un cocktail inspiré des gribouillis de David Lynch exposés à la Fondation Cartier à Paris et des poèmes d'Henri Michaux... dont il n'est plus restés grand chose, l'expérience en laboratoire ne s'étant pas révélée très explosive.
L'Arpenteur est donc une petite expérience surréaliste effectuée au cours d'une journée d'été 2008 un peu fiévreuse où j'avais jugé mon dessin trop figé. Le résultat est un peu décevant. Un brin prétentieux aussi.
Je ne me suis pourtant jamais résolu à le jeter, m'étant attaché à ce curieux personnage d'Electric Man qui me fait penser à mes pinceaux quand ils se sont bien écrasés sur le papier.
J'ai essayé de rattrapé le coup en épurant le texte, évoquant au passage la logique absurde d'un cauchemar : par quel moyen en sortir lorsqu'on ne parvient pas à se réveiller.